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Journée du 8 Mars 2021

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Parle-nous de ton métier ?

Mon métier en une phrase, c’est de concrétiser par des images ce qu’un ingénieur à dans la tête. A partir de croquis, calculs, je dois sortir des pièces 3D et concevoir un prototype. Ensuite, il y a bien sûr des ajustements, en binôme avec le chef de projet.

Ce que j’aime le plus, c’est commencer de nouveaux projets, travailler sur de nouvelles pompes, de nouveaux concepts, avec de nouveaux brevets.

Mais je travaille aussi sur les améliorations de nos produits, un changement de design ou de matières.
Ce qui me plait c’est qu’ici à Dosatron, on et libre sur la conception, on ne nous verrouille pas comme dans les secteurs aéronautique ou automobile. On est libre sur ce qu’on dessine, j’aime cette liberté !

En arrivant chez Dosatron pour effectuer mon tout premier stage, j’ai d’abord travaillé à la programmation des pièces pour les usiner (tournage-fraisage).
Lors de mon second stage, je suis arrivée au bureau d’étude et à l’atelier.

Je pense que c’est plutôt rare de toucher les machines, les pièces puis d’arriver dans un bureau d’étude. En effet, beaucoup de parcours passent directement dans les bureaux d’étude sans passer par l’atelier usinage. Je considère que c’est une chance et que c’est mon atout, d’avoir pu produire, toucher les pièces avant de les imaginer !

Et ton métier en tant que femme ?

Le fait d’être une femme peut cependant être un inconvénient du point de vu relationnel, car dans un atelier l’ambiance peut être parfois un peu macho… On m’a parfois fait des plaisanteries, par exemple sur les femmes tenant un tournevis… ! Mais cela ne m’a jamais vraiment touchée. Je sais changer un pneu, monter des murs, j’ai construit ma terrasse moi-même ! Les clichés ne me concernent pas, je les déconstruis.

Mais je pense qu’un autre avantage d’être d’abord passée par l’atelier, l’usinage, avant le bureau d’étude est que j’ai reçu plus de considération et de respect de la part de mes collaborateurs. J’ai la sensation que cela m’a donné plus de crédibilité, plus de connaissances techniques, face aux fournisseurs notamment. Si j’avais été un homme, je pense que cette connaissance technique aurait été jugée comme innée !

Le télétravail en tant que femme ?

Je suis 100% pour le télétravail ! Je ressens moins de stress, moins de fatigue et mes enfants aussi. Mes enfants vont à l’école, je vais les chercher, je rentre et je continue à travailler. Avant ils étaient en garderie, maintenant, je peux les avoir à la maison mais continuer à travailler en même temps.

Un petit mot pour les femmes qui veulent faire carrière dans une profession très masculine ?

Je leur dirais de ne pas baisser les bras, de foncer. Soyez déterminées ! J’aime bien casser les clichés !

On me dit parfois que je suis courageuse quand j’entreprends tout ce que je fais, mais non ! Ce n’est pas du courage, nous sommes tous égaux. Nous sommes aussi capables que les hommes. Nous n’avons peut-être pas les mêmes muscles, mais nous avons plus de finesse, cela équilibre !

#IWD2021
#DOSATRONforchange